Une discrimination ambigue

Jeudi, juillet 29th, 2010

A Canton, j’ai eu du mal à trouver un cybercafé qui m’accepte. En sortant de la gare, aucun problème, j’ai pu rester plusieurs heures à surfer et écrire mes articles. Par contre dans le quartier ou je résidais, a quelques dizaines de kilomètres de la gare, sur cinq cybercafés visites pas un seul ne voulait de moi.

Soit disant que mon passeport ne peut être enregistré. Il me faut la carte d’identité chinoise qui est magnétique pour que leurs machines me prennent en considération.

Évidement je ne suis pas chinois, je ne possède donc pas cette carte.  J’ai eu beau insister, c’était toujours non sous prétexte que s’il y avait un contrôle, le cyber fermerait pour n’avoir pas respecté la loi.

A Shanghai, ce fut au tour des hôtels.

Sur six visites près de la gare, a chaque fois que je me présente dans un petit hôtel bon marché (4 hôtels à 13 euros la nuit), on me vire en me disant que je dois aller au grand juste a coté,  c’est la loi. Dans ces grands hôtels (environ 40 euros la nuit), pas un seul souci pour réserver et dormir. Alors pourquoi dans toutes les autres villes chinoises ou je me suis rendu précédemment, il n’y avait pas de problème pour dormir quelque soit le prix?  Des dires d’un ami, cette politique n’Etait pas en vigueur dans cette  ville il y a un an. Si ce phénomène est possible ici, cela peut être en marge de l’exposition universelle qui se déroule à  Shanghai.

Je remercie sincèrement la famille de cet ami de m’avoir hébergé, ce qui m’a permis économiser de gros frais.

En partant avec cet étudiant chinois (de Lyon 3) a Hangzhou, deux jours plus tard, pour découvrir la culture du thé, célèbre dans la région. Nous descendîmes dans une chaine hôtellerie, en ayant préalablement fait une réservation sur internet.

Une fois sur place, on nous refusa la chambre car « il était accompagné d’un étranger ». Il demanda alors, un peu fâché il est vrai, s‘il pouvait prendre la chambre seul, quant a moi je dormirais avec lui sans être enregistré. La réponse fut encore non. On nous renvoya dans un autre établissement, de la même chaine,  plus éloigné du centre ville, car là-bas ils acceptaient les étrangers.

N’ayant pas d’autre solution dans immédiat, nous descendîmes dans cet hôtel. Puis le quartier ne voulut pas de moi dans ces cybers également. Cela devint étrange et difficile à comprendre, car au centre ville, deux kilomètres plus loin, on m’accepta dans un cyber alors qu’il possédait exactement la même machine d’enregistrement des cartes d’identités.

Aujourd’hui j’essaye de faire renouveler mon visa à Hangzhou, mais on me refuse toujours les hôtels bon marché.

Je suis contraints de m’exiler hors de la région (je vais aller a  Wuhan), pour faire et attendre le renouvellement de mon visa a un moindre cout hébergement (pas plus de 10 euros la nuit,  avec un ordinateur et internet).

En questionnant policier et personnel administratif, on me répond le plus souvent que c’est la machine qui ne peut tout simplement enregistrer  que les cartes d’identités chinoises, soit, comme on souhaite que les étrangers ne voient que les bons cotés de la Chine, on les envoie, la  ou l’image hôtelière est la meilleure.

L’ambigüité  c’est que cela n’est pas partout pareil.

Comment un étudiant qui souhaite venir voir la région  de Shanghai, peut-il être contraint de dépenser une grosse part de son budget dans un luxe dont il  n’a pas besoin?

Cette question reste en suspens… Mais voila à force de galérer pour ces démarches, je loupe l’ascension de deux montagnes que j’avais prévue de faire cette semaine. Je vais essayer de prendre un moment a la fin du mois d’août pour y retourner.