Lundi 2 août 2010


Comme la bannière du blog l’indique, je suis venu en Chine pour découvrir les différentes cuisines chinoises et approfondir mes liens avec la culture taôiste.

Le Guangdong, région moderne et développée, est aussi un exemple des conséquences du tourisme.
A chaque temple visité, après avoir payé l’onéreux ticket d’entrée, je découvre les lieux vides.
Ces sites autrefois animés sont devenus des musées. Comme au mont de Foshan et son temple bouddhiste, aucune vie monacale ne survit. Déçu, je décide de quitter Canton pour aller à quelques dizaines de kilomètres de là, au mont Luofu célèbre pour ses 30 temples dont 7 sont taôistes, dans l’espoir de découvrir des sites taôistes préservés.

Les voyages en train, puis en car, me laissent supposer que dans cette endroit reculé, j’atteindrai mon objectif.
Une fois sur place, j’achète un billet d’entrée pour accéder à la montagne. Ce premier barrage traversé, je continue.

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Jeudi 29 juillet 2010


A Canton, j’ai eu du mal à trouver un cybercafé qui m’accepte. En sortant de la gare, aucun problème, j’ai pu rester plusieurs heures à surfer et écrire mes articles. Par contre dans le quartier ou je résidais, a quelques dizaines de kilomètres de la gare, sur cinq cybercafés visites pas un seul ne voulait de moi.

Soit disant que mon passeport ne peut être enregistré. Il me faut la carte d’identité chinoise qui est magnétique pour que leurs machines me prennent en considération.

Évidement je ne suis pas chinois, je ne possède donc pas cette carte.  J’ai eu beau insister, c’était toujours non sous prétexte que s’il y avait un contrôle, le cyber fermerait pour n’avoir pas respecté la loi.

A Shanghai, ce fut au tour des hôtels.

Sur six visites près de la gare, a chaque fois que je me présente dans un petit hôtel bon marché (4 hôtels à 13 euros la nuit), on me vire en me disant que je dois aller au grand juste a coté,  c’est la loi. Dans ces grands hôtels (environ 40 euros la nuit), pas un seul souci pour réserver et dormir. Alors pourquoi dans toutes les autres villes chinoises ou je me suis rendu précédemment, il n’y avait pas de problème pour dormir quelque soit le prix?  Des dires d’un ami, cette politique n’Etait pas en vigueur dans cette  ville il y a un an. Si ce phénomène est possible ici, cela peut être en marge de l’exposition universelle qui se déroule à  Shanghai.

Je remercie sincèrement la famille de cet ami de m’avoir hébergé, ce qui m’a permis économiser de gros frais.

En partant avec cet étudiant chinois (de Lyon 3) a Hangzhou, deux jours plus tard, pour découvrir la culture du thé, célèbre dans la région. Nous descendîmes dans une chaine hôtellerie, en ayant préalablement fait une réservation sur internet.

Une fois sur place, on nous refusa la chambre car « il était accompagné d’un étranger ». Il demanda alors, un peu fâché il est vrai, s‘il pouvait prendre la chambre seul, quant a moi je dormirais avec lui sans être enregistré. La réponse fut encore non. On nous renvoya dans un autre établissement, de la même chaine,  plus éloigné du centre ville, car là-bas ils acceptaient les étrangers.

N’ayant pas d’autre solution dans immédiat, nous descendîmes dans cet hôtel. Puis le quartier ne voulut pas de moi dans ces cybers également. Cela devint étrange et difficile à comprendre, car au centre ville, deux kilomètres plus loin, on m’accepta dans un cyber alors qu’il possédait exactement la même machine d’enregistrement des cartes d’identités.

Aujourd’hui j’essaye de faire renouveler mon visa à Hangzhou, mais on me refuse toujours les hôtels bon marché.

Je suis contraints de m’exiler hors de la région (je vais aller a  Wuhan), pour faire et attendre le renouvellement de mon visa a un moindre cout hébergement (pas plus de 10 euros la nuit,  avec un ordinateur et internet).

En questionnant policier et personnel administratif, on me répond le plus souvent que c’est la machine qui ne peut tout simplement enregistrer  que les cartes d’identités chinoises, soit, comme on souhaite que les étrangers ne voient que les bons cotés de la Chine, on les envoie, la  ou l’image hôtelière est la meilleure.

L’ambigüité  c’est que cela n’est pas partout pareil.

Comment un étudiant qui souhaite venir voir la région  de Shanghai, peut-il être contraint de dépenser une grosse part de son budget dans un luxe dont il  n’a pas besoin?

Cette question reste en suspens… Mais voila à force de galérer pour ces démarches, je loupe l’ascension de deux montagnes que j’avais prévue de faire cette semaine. Je vais essayer de prendre un moment a la fin du mois d’août pour y retourner.

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Dimanche 18 juillet 2010


La région du Guangdong, est une des régions chinoises les plus riches. Elle a la particularité de posséder trois langues régionales en plus du mandarin et le mélange est un peu déconcertant.

Fort de ses 100 millions d’habitants, en majorité des citadins, elle se situe dans le sud-est de la Chine et est à peu près aussi grande que le sud de la France.

Les frontières entres les villes ont disparues, un urbanisme étouffant s’étend sur des centaines de kilomètres.
Pourquoi l’urbanisme de demain?

Je prends l’exemple de trois villes importantes dans la région : Foshan, Canton et Shenzhen, avec leurs importances démographiques et économiques, pour monter à quoi peuvent ressembler les grandes mégalopoles de demain. La densité de population est immense, presque trop imposante pour moi, (Pour l’anecdote, les étudiants chinois en France appellent les villes française « la campagne »). L’économie est ici en plein âge d’or et le fossé entres riche et pauvres est parfois extrême. On peut passer de ville entière avec une majorité de millionnaire, à ce qu’on peut apparenter à des bidonvilles. Cette pauvreté est souvent le lot des immigres chinois venus d’autres provinces, réalisant les petits boulots et métiers difficiles que personne d’autre ne veut. De plus, leurs papiers ne sont souvent pas règlementaires, car ils doivent se trouver dans leurs régions d’origines. Leurs enfants ne sont alors pas admis dans les écoles et leur sécurité sociale est beaucoup moins importante que celle des « vrais » citadins.
Beaucoup d’inégalité dans des villes immenses, toujours en activités, polluées et bruyantes pour certains; clinquantes, modernes et admires par d’autres.

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Lundi 12 juillet 2010


La cuisine cantonaise est connue en occident pour ses « dim sum » (dianxin), petits plats très variés, sucré ou salé qui fait office de brunch cantonais.

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Dimanche 11 juillet 2010


La soupe est très populaire à Canton, même en été.

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Mardi 6 juillet 2010


Montagne bouddhiste, au lieu touristique de la région du Guangdong. Aucun moine n’est present, seul les touristes et les commerçants ont pris la place d’assaut.

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Mardi 6 juillet 2010


Foshan, grande ville dans la banlieue de Canton.

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Mardi 6 juillet 2010


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Lundi 5 juillet 2010


Un matin, me baladant entre les murs du temple taoïste de Wuhan, je fais la connaissance du moine Fan Xinbing. Il prête attention à mes balbutiements en chinois avec beaucoup de gentillesse. Je m’assois et le regarde

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Lundi 5 juillet 2010


 

 Pour la fille qui peint des ponts.

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