la culture gastronomique chinoise

D’après un texte de Du Qinggang.

La cuisine chinoise comporte beaucoup de variations. Elle se repartit traditionnellement en huit écoles, divisée selon le nom des provinces: Shandong, Sichuan, Jiangsu, Guangdong, Fujian, Zhejiang, Hunan, Anhui.

Pour simplifier on les regroupe en quatre famille: Chuancai 川菜 (cuisine du Sichuan); Lucai 鲁菜 (cuisine du Shandong); Yuecai 粤菜 (cuisine du Guangdong) et Huaiyangcai 淮扬菜 (cuisine du Jiangsu). La cuisine chinoise est étroitement liée à la philosophie et a la médecine. Elle distingue le Cai: légumes cuisines et par extension tout ce qui accompagne les céréales, le fan: la nourriture de base, le riz par exemple. Les aliments Yin, féminins, humides et mous donc rafraichissants sont les légumes et les fruits. Les aliments Yang, masculins, frits, épices ou a base de viande ont un effet réchauffant. Un repas doit donc non seulement harmoniser les gouts, mais également trouver un équilibre entre le froid et le chaud, les couleurs et les consistances. La nourriture en chine est doucement thérapeutique.

En Chine le repas est collectif, les plats servis sur la table sont communs a tous les convives.

Les chinois se persuadent aussi de boire, pour être chaleureux, on doit forcer l’invite à boire, de bonne foi, on pousse les autres a l’ivresse. Signe de grande hospitalité. Pour témoigner du respect, l’hôte doit servir du plat pour ses invites. La vie à table est chaleureusement collective.